Nom scientifique: Pseudogastromyzon. Sous ordre: CyprinoidésFamille: Balitoridae,Sous famille: HomalopterinaeOrigine: Asie plus précisément en ChineTaille: maximum 5 cm Décrits par Inger et Chin en 1961.Le ? faux Gastromyzon de Hongkong ? est un poisson originaire de Chine. Malgré ce quon pourrait imaginer au premier coup d?il ce nest pas un poisson-chat, pas un Loricaridé, mais un membre de la famille des Balitoridae. (Groupe de poissons dont font partie les Homaloptera, Gastromyzon, Pseudogastromyzon).La silhouette très typique, toute ronde et en forme de huit des Gastromyzon et Pseudogastromyzon leur a valu le surnom de poisson-papillon.On trouve des Gastromyzon et Pseudogastromyzon de plus en plus souvent dans les bacs des marchands mais ils sont fréquemment mélangés et présentés sous différents noms, plus ou moins fantaisistes :Hillstream Loach, Leveretts Flossensauger, Stingray Pleco, Pleco de HongKong, Pleco papillon, Loche papillon, Suceur de Bornéo, Poisson papillon chinois.Il y a 3 espèces qui sont généralement importées :Gastromyzon borneensis, qui est brun sombre avec des points beiges sur la tête et des bandes plus claires, comme des larges zébrures sur le dos. Ils sont originaires de lîle de Bornéo.Gastromyzon punctulatus, qui arbore une robe brun foncé avec des points plus clairs, presque jaunes) et quon trouve dans les rivières et torrents du Sarawak.le Pseudogastromyzon myersi, dont la couleur dominante est brun-doré, parsemé de taches petites et rondes comme la robe dun léopard. Ils sont originaires de Chine, on les pêche surtout dans la région de Hongkong. Les nageoires pectorales sont plus grandes que chez les Gastromyzon et la bouche plus petite.Bon nombre de magasins ne font pas de différence entre ces 3 espèces et lon vous vend lun sous le nom de lautre?Cest un poisson étrange qui commence depuis quelques années à être importé régulièrement. Très différent des poissons qui peuplent habituellement nos bacs, il ressemble à une raie miniature, qui ne dépasserait pas 5 centimètres. Son corps collé contre la vitre de laquarium attire les regards ainsi que son amusant dandinement lorsquil se déplace.Dans la nature les Pseudogastromyzon vivent dans les rivières qui ont un fort courant. Grâce à leur bouche ventrale et à la forme de leurs nageoires, (les pectorales et les ventrales forment deux ventouses) ils adhérent aux pierres ou aux racines et résistent à la force de leau. En aquarium, ils se collent fréquemment contre les vitres, contre certains éléments lisses du décor comme sur la paroi du filtre. On les voit très rarement posés sur le sable du sol.Ils ne soccupent absolument pas des autres poissons qui vivent dans le bac, ni même de ceux de son espèce, malgré quelques courses-poursuites assez rapides et pas vraiment agressives.Il est parfois difficile de les acclimater à la captivité et surtout dobtenir quils acceptent la nourriture non vivante. Le premier mois qui suit lachat est une période critique, sils passent ce cap et acceptent de se nourrir, on peut alors être optimiste et espérer les conserver quelques années.Petits, assez résistants une fois acclimatés, ils ne sont cependant pas faits pour tous les aquariums . Ils ont besoin deau froide entre 20 et 24 degrés, qui soit très riche en oxygène, ainsi que dun fort courant deau, ce qui ne correspond pas vraiment au type de bac que nous maintenons en général et où leau est calme, peu brassée et dont la température avoisine les 26 ou 27 degrés. La meilleure solution est de les installer en petit groupe dans un bac spécifique. Un bac asiatique peuplé de petits poissons aimant leau fraîche, comme les Danio rerio et les Tanychtis albonubes, convient très bien. On peut prévoir un aquarium dune centaine de litres, dont on augmente le brassage en plaçant une ou deux têtes motrices pour créer des courants et des remous et dans lequel on place des pierres lisses et couvertes dalgues. Il y a un bon choix de plantes qui saccomode très bien dune eau à 20 ou 22 degrés comme les Acorus gramineus, les Bacopa caroliniana , le Ceraophyllum demersum, les Elodea et Egeria, les Hygrophyla corymbosa stricta, le Myriophyllum aquaticum, les Ludwigia brevipes lesEchinodorus quadricostatus, lesLobelia cardinalis, ?Habitat naturel:---------------Les Pseudogastromyzon sont originaires de Chine et de la région de Hongkong. Les rivières sont claires et turbulentes, le
pH est proche de la neutralité. Des rapides oxygènent leau et la brassent énergiquement. Dans ces torrents il ny a généralement pas de végétation mais des graviers et quantité de roches diverses.Description:-----------Au premier coup d?il, si lon est peu attentif, ce poisson ressemble à une petite raie. On pourrait aussi le confondre avec un poisson-chat. En y regardant de plus près, on se rend vite compte que le Pseudogastromyzon sest adapté à son environnement en développant une bouche ventrale pour se nourrir sans décoller sa tête afin de résister à la force du courant et en modifiant ses nageoires pectorales et ventrales pour quelles adhérent au
substrat.Ces nageoires très élargies sont en position horizontale et présentent la forme dun disque. Elles font un effet de ventouse en pompant leau sous le ventre et contribuent à coller le poisson contre la pierre. Les pectorales atteignent le niveau des nageoires ventrales et même les recouvrent légèrement, mais les 2 nageoires ne sont pas soudées.Sa bouche qui est située très en arrière, et qui est de plus petite taille chez les Pseudogastromyzon que chez les Gastromyzon, ne joue pas de rôle de ventouse mais reste libre pour assurer la respiration et lalimentation du poisson. Celui-ci est fixé par ses nageoires et peut tranquillement fouiller dans les algues ; Il peut coller son ventre contre un caillou tout en gardant sa tête libre et mobile. Cest son corps tout entier qui fait ventouse !Il ne dépasse pas 5 cm de diamètre. Cest un poisson plat, la face ventrale est blanche, presque transparente, et lon voit battre son c?ur. La tête est large et carrée, l?il est placé haut, cerclé de jaune. La couleur générale est brune assez orangée et il présente des taches sombres, rondes et petites uniformément réparties sur le corps et la tête. Les nageoires et la queue sont aussi tachetées de brun foncé ou de noir.Les Pseudogastromyzon restent de petite taille, on ne trouve pas de spécimens dépassant 5 à 6 centimètres. Les poissons qui sont vendus en animalerie sont tous des individus sauvages qui ne grandissent plus. Soit ils sont adultes et ils avaient atteint leur taille définitive au moment de leur capture, soit il manque quelque chose dans leur alimentation ou dans les paramètres de leur bac qui leur permettrait de poursuivre leur croissance. Pour le moment, on nen sait pas plus?.Paramètres du bac.-------------------Originaires de ruisseaux où leau est douce et acide, ils sadaptent bien aussi à dautres paramètres et supportent une dureté et un
pH plus élevés, à condition que la température reste comprise entre 21 et 24 degrés.Ce sont des poissons sauvages capturés en Asie du Sud est et quil est souvent délicat dacclimater et difficile à nourrir correctement en aquarium. Parfois les importateurs ne les nourrissent pas, par manque de connaissance ou simplement pour éviter les déchets azotés dans les sacs de transport. Ils arrivent souvent en mauvais état, maigres et peu colorés, et surtout fragilisés par les mauvaises conditions du voyage.Plus la température est élevée et plus leur métabolisme saccélère, ce qui contribue à raccourcir leur durée de vie. Le
pH toléré est compris entre 6,5 et 7,5 et la dureté peut monter jusquà 15 ou 18TH. Les difficultés quon éprouve parfois à les conserver plus que quelques mois peuvent provenir dune maintenance en eau trop chaude, comme dune alimentation inadaptée.À létat sauvage ils salimentent en broutant le tapis dalgues et en consommant les petits organismes qui y vivent, petits crustacés, larves dinsectes et autres vers.Il ne semble pas que ce soit des poissons totalement végétariens, mais plutôt quils trouvent parmi les algues la nourriture dont ils ont besoin. La plupart des Pseudogastromyzon sintéressent peu au concombre ou à la feuille de salade mis à disposition des espèces herbivores.? mais par contre après quelques semaines dacclimatation, ils acceptent volontiers de manger des vers de vase et des tubifex coupés.Pour inciter des poissons récemment acquis à manger, il est recommandé de les placer dans un bac où vivent déjà dautres poissons habitués à nos nourritures et qui leur montreront le bon exemple en se attrapant facilement des vers dégelés ou des tubifex. On peut aussi mettre toutes les chances du bon côté et employer de la nourriture vivante pour les premiers jours. Ils ne consomment difficilement des nourritures sèches, lyophilisées ou en paillettes, mais finissent par goûter et apprécier semble-t-il, les comprimés de fond à base dépinards et de spiruline.Lidéal serait un bac couvert dun bon tapis dalgues vertes, quils peuvent râper et dans lesquelles ils trouvent des petits animalcules dont ils sont friands.Reproduction:-------------La reproduction est pour linstant inconnue en aquarium. On ne différencie pas le mâle de la femelle, ils ne présentent pas de dimorphisme apparent. Il semble que la maturité sexuelle soit assez tardive. Comme dautres poissons du même il sagirait de poissons ovipares qui pondraient leurs ?ufs dans une caverne ou une cavité creusée dans du bois?Maintenance:-------------Ce sont des poissons peu sensibles à la qualité de leau : ils acceptent un
pH compris entre 6,5 et 8, et ils peuvent sadapter à une eau dure et alcaline, bien quils soient originaires de torrents où leau est douce et acide.Par contre ils sont plus exigeants quant à la température, Il leur faut une eau fraîche de 20 à 24 degrés et pas plus?Plus la température est élevée et plus leau doit être brassée, aérée et fortement oxygénée..Une température supérieure à 25C ne leur convient pas du tout et une température de 28C peut les tuer.Le taux doxygène dissous dans leau est très important. Si la température de leau augmente le taux doxygène diminue. Si lon veut faire vivre un Pseudogastromyzon dans un bac à 25 degrés il faut alors prévoir un brassage important de leau avec une pompe puissante de lordre de 4 à 6 fois le
volume du bac par heure, tout en créant un fort courant et des remous à la surface du bac.Quand les conditions ne lui conviennent pas et surtout sil a trop chaud, on le voit se décolorer et devenir plus pâle. Cest un signal dalerte à ne pas négliger? On doit alors rapidement augmenter le brassage et la filtration du bac et diminuer la température.On assiste parfois à des variations de leur couleur : selon lendroit où ils sont posés, leur robe est plus ou moins sombre et les pigmentations ressortent plus nettement.Il leur est aussi possible de varier leur coloration sous leffet du stress ou de la peur, pour passer inaperçus, ils se figent et ne bougent plus, tentant de se confondre avec le décor. Quand ils sont vraiment effrayés ils prennent la fuite en nageant en pleine eau comme un planeur maladroit.Ils préfèrent les coins sombres du bac, sinstallent peu en plein lumière sous les néons mais plutôt à lombre des plantes flottantes ou sous un élément du décor, toujours collés contre une pierre ou une racine.Ils passent la plupart du temps immobiles et fixés contre une vitre dans une partie peu éclairée du bac et généralement placés directement dans le flux du rejet du filtre, là où il y a le plus de courant.Nourriture:----------Ils sont souvent vendus à tort comme des mangeurs dalgues, mais ils préfèrent un régime plus carnivore. Ils consomment volontiers les larves de moustiques, des tubifex et parfois des petits crustacés comme les artémias ou les daphnies. Certains les nourrissent avec des pastilles de fond, les comprimés destinés aux
Plécostomus et Corydoras ont souvent du succès.Ils se collent sur les algues mais consomment surtout les petites créatures vivant à lintérieur. On assiste à un comportement similaire avec certains poissons qui mangent ce quon nomme Aufwuchs : un mélange dalgues et de micro-organismes, Ce ne sont pas des végétariens stricts et ils ne doivent pas être considérés comme des aides dans la lutte contre les algues dun aquarium. Pour ce rôle, des jeunes Ancistrus, des Otocinclus, des Epalzeorhynchus kallopterus et surtout des Crossocheilus siamensis sont bien plus efficaces. Ils peuvent vivre seul ou en petit groupe de 3 à 10 individus, en compagnie dautres poissons deau froide, comme des Tanichtys albonubes, des Danio rerio et un couple de Macropodus opercularis qui sont aussi originaires dAsie du sud-est.Il faut éviter de les mettre avec des poissons beaucoup plus gros queux et éviter aussi la cohabitation avec des gros Cichlidés territoriaux et agressifs...Aquarium:---------Il faut compter au minimum un bac dau moins 80x40x30 cm soit 120 litres qui permette de créer un aquarium communautaire.Eau:----Les Pseudogastromyzon semblent assez indifférents aux qualités physico-chimiques de leau. Un
pH neutre et une dureté de 1o-15 Th leur conviennent bien, mais ils ont impérativement besoin deau fraîche la température optimale est à 22 degrés.Équipement:------------Filtre extérieur ou intérieur à décantation, dune capacité de 2 à 3 fois le
volume du bac par heure, qui assure un brassage suffisant. Il est souhaitable dajouter une pompe pour créer du courant et un bon mouvement de leau.Chauffage:----------Dans une pièce normalement chauffée, il nest pas nécessaire de mettre un combiné chauffant pour garder leau à 22 degrés, la chaleur dégagée par les tubes fluos et par le moteur du filtre suffit généralement. Éclairage:---------2 fluos de 60 cm réglés par une minuterie pour 10 à 12 heures déclairage en continu. On compte généralement un Watt pour 2-3 litres deau afin doffrir assez de lumière à la plupart des plantes, il est bon de laisser les feuilles des plantes se recourber à la surface pour fournir des zones dombre.Entretien:---------Changement deau de 15% à 20% chaque semaine, par de leau déchlorée et présentant les mêmes paramètres que celle du bac, Bien siphonner les saletés tombées sur le fond, taille et bouturage des plantes lorsque cest nécessaire. Nettoyage mensuel des premières masses filtrantes.Décor:------Un bac bien planté mais qui laisse libre un espace de nage pour les autres poissons qui aiment bouger, des racines et des branches, des pierres lisses pour offrir des appuis aux Pseudogastromyzon.Plantation:----------Bon nombre de plantes supportent une eau à 22 degrés à commencer par des Acorus gramineus, des Bacopa caroliniana , du Ceraophyllum demersum des Elodea et Egeria, les Hygrophyla corymbosa stricta , du Myriophyllum aquaticum, les Ludwigia brevipes?.Alimentation:------------Lidéal est de leur fournir des pierres couvertes dalgues. Comme ce nest pas toujours facile, on alterne les distributions de nourritures vivantes ou congelées, des artémias, tubifex, larves de moustiques ou vers Grindal avec les indispensables apports végétaux sous forme de concombre, courgette, salade, épinards légèrement bouillis. La quantité journalière doit être fractionnée en plusieurs petits repas, les Pseudogastromyzon passent une grande partir de leur journée la recherche de leur nourriture.Population:----------Les rivières et ruisseaux asiatiques sont peuplés par grand nombre de poissons daquarium bien connus. Un aquarium de type ? asiatique ? de 120 litres par exemple, peut abriter une population selon ce modèle :Un ou plusieurs Pseudogastromyzon.Un groupe de 6 à 8 Tanychtis albonubes.Un groupe de 6 à 8 Danio rerioUn couple de Macropodus occelaris.Un petit groupe de crevettes Caridina ou de Corydoras aeneus (originaires eux dAmérique du Sud?) pour occuper la partie basse de laquarium.Sources image et texte: http://homepage.sunrise.ch/homepage/ivanov/index1.htm